lundi 16 août 2010

N°5, l'eau première

Je fais fréquemment ma duchesse de Guermantes en battant la mesure à contretemps. Le battage médiatique fait autour de certaines sorties m’exaspérant et m’en détournant pour un temps. Parfois définitivement comme cela va probablement être le cas pour Womanity, la dernière merveille de Mugler qui m’a écœuré deux bons mois avant sa sortie. Dans le cas de l’eau première, j’avoue que s’ajoutait la méfiance à l’égard d’une Xème déclinaison du N°5. Il y a l’extrait, l’eau de parfum, l’eau de toilette, l’élixir sensuel, le parfum pour les cheveux. Ça fait un peu beaucoup tout ça. Et le Mythique de Chanel a-t’il besoin de tapage autour de sa légende cossue? La réponse est hélas oui, il n’est pas un N°1 absolu, Lauder, faisant mieux que Chanel sur son territoire par exemple. Mademoiselle savait que la pub était importante, considérant que sa mode et surtout  elle-même était la meilleure des pub pour son parfum fétiche (et sa mine d’or personnelle!) Je n’avais pas aimé l’eau de parfum, donc j’étais méfiant mais forcément, je devais tomber sur un échantillon d’eau première lors d’un ravitaillement en 5. Et là, j’avoue que j’ai été séduit: on reconnaissait le parfum initial mais en plus léger, plus transparent, les aldéhydes étaient là avec une note citronnée que je ne parvenais à percevoir (mais sans le coté vernis de l’eau de toilette qui m’enchante!) et un bouquet fleuri beaucoup plus léger, transparent et un fond léger de muscs très propres. Alors, pour l’été, oui, l’idée n’est pas mauvaise, quelque chose de plus léger.
Sauf que…
La transparence, finalement: Bof! Le doré est devenu jaune pâle, la richesse s’est asséchée. On dirait un polaroïd vieilli, décoloré. Alors que l’extrait a du caractère, un sale caractère même, cette eau est platement consensuelle. (mot affreux!) ce n’est pas elle qui dirait « Je vais les foutre en noir » c’est plus jeune, peut-être mais c’est le pire de la jeunesse; immaturité et absence de personnalité. Finalement, non merci, je resterai fidèle à l'extrait et à l'eau de toilette. Mais pourquoi pas donner une nouvelle chance à l'eau de parfum? (affaire à suivre)

lundi 9 août 2010

La bonne taille, ce n’est pas la plus petite taille dans laquelle on entre.

J’aime qu’un vêtement soit ajusté, c’est plus élégant. Le lycra permet des merveilles. Mais quand entrer dans un vêtement implique de s’oindre le corps d’un bon litre de lubrifiant et que l’effet est plus proche du préservatif sur une montgolfière que de Marilyn et sa robe cousue sur elle, il faut savoir dire non. Les filles qui font ça, doivent quand même bien réaliser qu’aucun vêtement n’a été conçu pour être aussi inconfortable et aussi compliqué à enfiler. Pas depuis la fin du New Look en tous cas!

Dans le même genre, c’est typique de certain garçon, ils s’habiller ajusté et réussir à faire passer un peu de gras pour du muscle, ce qui est parfait . Mais il y a un moment ou les choses basculent et ou le jeans et la chemise font gros cul gros bide , ça ne trompe plus personne. Il y a un moment ou il faut se regarder dans le miroir et réaliser qu’on a passé un cap.
Je sais, ça ne fait pas plaisir!

lundi 2 août 2010

N°5

Ce numéro-là, c’est une découverte personnelle, curieusement. Je l’ai senti par moi-même, autour de moi personne ne la portait. Je ne sais pas si c’est lié, je ne pense pas, d’autre m’évoque directement des souvenirs, émotions, images, mais le 5 ne m’a rien évoqué de précis.
D’abord, une petit odeur de vernis à ongles, beaucoup plus marquée dans l’eau de toilette, le cœur de jasmin avec la petite note d’Ylang à l’ancienne et puis le fond incroyable entre savonneux et poudré avec par-dessous quelque chose de plus sombre, d’un peu sale. Et c’est précisément ça qui me fascine. Ça et le fait que je le redécouvre sans cesse selon le climat ou ma propre sensibilité. Exactement comme dans la recherche les paysages autour de Balbec sont constamment redécouverts. Le N°5 est vraiment d’une richesse incroyable, le tout très uni, presque lissé, très doré, solaire.
Il m’apparait de plus en plus comme une affirmation de soi, une façon de marqué son territoire, son message semble être « Je suis» contrairement à tant d’autre qui vous suggère des histoires d’amour, susurre « tu es belle » et parfois hurle autour de celui ou celle qui le porte « je te veux » comme un appel ou un défit lancé à tous. Ici, c’est autre chose, séduisant mais pas séducteur avec l’orgueil d’être par soi-même.