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lundi 26 septembre 2011

JF à vendre au pays d’Hello Kitty


Murakami Ryu, souvent qualifié de punk, est un peu un spécialiste de la dark side de la psyché humaine et de son pays. Il s'entend à fouillé là où c'est sombre et glauque. Dans Love & Pop, il s'intéresse à un phénomène typiquement japonais : la prostitution des lycéennes via messagerie téléphonique.

Hiromi fait du shopping avec ses copines en prévision d'un week end à la mer et voit dans une bijouterie une bague qu'il lui faut et qu'il lui faut tout de suite. Pour ce faire, elle va accepter deux rendez-vous avec des inconnus. La trame de base est simple, on suit la jeune fille pendant une journée, dans les boutiques, les restaurant, le karaoke, le métro, le love hôtel… On suit le fil, assez décousu, de ses pensées, de ses envies, de ses hésitations. L'histoire est entrecoupée de morceaux de chansons, d'énumération de marques, de bribes de conversations ; ce qui pourrait sembler lourd mais a plutôt pour effet d'aérer le récit tout en l'encrant dans le quotidien et la banalité. Murakami n'est jamais pesant, ce que je lui reprochait un peu dans sa trilogie consacrée au sexe, à la souffrance et à la mort, et banalise volontairement le comportement de Hiromi, sa quasi absence de scrupules, de morale ; sans jamais se poser en juge, plutôt en cherchant à l'accompagner, à explorer avec elle en cherchant juste à découvrir ce qu'il peut bien y avoir derrière le comportement de son héroïne adolescente, semblable à tant d'autres.

Le roman est court, 220 pages, plaisant à lire et pose des questions. Quant à la prostitution bien sûr, mais pas seulement. Il pousse vraiment, comme souvent avec cet auteur, à des remises en question, peut-être plus facile parce qu'il y de la distance, puisqu'on peut toujours se dire que cette société n'est pas la nôtre, mais l'exotisme n'est que de façade. C'est assez vite lu, plaisamment et facilement. Peut-être une bonne idée de lecture scolaire ?


 

Murakami Ryu, Love & Pop, 1996 pour l'édition originale, disponible en Picquier Poche

dimanche 28 août 2011

Autoportrait de Murakami en coureur de fond

Voila vraiment un livre pour les fans. Ceux de Murakami (dont je fais partie) et ceux de sport.

La forme est celle du journal, plus que de l’autobiographie, il s’agit de notes éparses ou l’auteur nous parle de jogging. À priori, le jogging comme partie intégrante d’un mode de vie, c’est pas forcément ce qu’on attend d’un auteur culte comme Murakami. Il explique qu’il court tous les jours, fait des compétitions, y compris des super-marathons de 100 km. (Si, vous avez bien lu, moi, je ne savais même pas que c’était possible.) Et il part sur des réflexions sur lui-même, son métier, la vie, l’âge, sa personnalité…

Oui, j’ai trouvé ça intéressant et le côté un peu décousu ne m’a pas dérangé, ça donnerait même du charme. Ça aide vraiment à découvrir un homme dont je ne savais rien, à part que j’adore la plupart de ses romans. Mais en même temps, je ne trouve pas cela indispensable, pas particulièrement touchant. Est-il besoin de connaître l’homme, de l’apprécier pour apprécier ses créations ? Je n’en suis pas persuadé. Heureusement d’ailleurs, sinon, je me sentirais obligé d’aimer quantité de daubes faites par des gens charmants et tenu de méprisé des chefs-d’œuvre. Mais j’avoue que le côté sportif de la chose me barbe : je n’aime pas le sport et je ne parviendrai jamais à m’y intéresser vraiment. J’étais donc content d’arriver à la fin de ce court livre (Un peu plus de 200 pages) qui devrait beaucoup plaire aux joggers mais ça reste un livre sur la course à pied et le rapport de L’auteur avec la course à pied. La poésie qu’on peut trouver dans les livres de Murakami, on la cherche un peu ici. Si vous ne joggez et ne connaissez Murakami : fuyez !

Haruki Murakami, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, 2007. (Disponible en 10/18)

mardi 22 mars 2011

Lesbian Chic


Très clairement, la mode "officielle" me barbe, que ce soit sur podium ou dans les magazines, je n'y vois strictement rien qui me fasse un tant soit peu envie ou me semble vaguement inspirant en ce moment. J'ai déjà parlé d'Advanced Style, le blog mode du troisième age absolument fascinant et glamour, une autre obsession majeure et récurrente en ce moment est Jenny Shimizu et les lesbiennes en général. J'adore le style de Jenny parce qu'elle est tout à fait androgyne, ni Marlène qui se travesti en homme pour être encore plus féminine, ni butch hommasse. Il y a quelque chose dans son allure qui est au-delà du sexe, une espèce de neutralité innocente, ambiguë et totalement troublante finalement. Elle a dans son allure quelque chose de rebelle qui me fait penser à une citation de Diana Vreeland "l'élégance est un refus." 

Rien n'est aussi beau que la simplicité finalement: un jeans, un T-shirt, des cheveux courts qui dégagent le visage, je pense un peu à Jean Seberg ou à James Dean. Intemporel.

mardi 21 septembre 2010

Inspiration Japon


Le japon est une obsession esthétique récurrente. Probablement parce que la recherche du teint parfait (et pâle) y est poussée à son comble et qu’on n’y a pas peur de travailler ça: double démaquillage etc.


vendredi 17 septembre 2010

Jeunes et japonais

A défaut de visiter le Japon, on pourra s’intéresser cette rentrée à sa très inspirante ou consternante jeunesse, c'est selon, grâce aux éditions Picquier, éternelle mine pour celui qui aime voyager depuis son salon: Muriel Jolivet, Japon, la crise des modèles, éditions Picquier, 2010 prouve qu'instructif et distrayant vont décidément fort bien ensemble en examinant à la loupe la jeunesse japonaise depuis les années '70, jeunesse qui pose question à la société nippone, ainsi qu'à nous même.