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dimanche 1 mai 2011

Inspiration: Même pas vintage...

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire et j'ai envie de me faire un petit plaisir en pensant à toute ces choses qui comme moi on tellement bien vieilli qu'elles ne sont même pas vintage, mais toujours terriblement jeunes!

 la marinière

Françoise Sagan
le polo
Clint Eastwood
Marlon Brando
Le jeans
Marilyn Monroe

James Dean (et Nathalie Wood)
La chemise Blanche

Marlene Dietrich

Lauren Bacall


le col roulé

Audrey Hepburn
Clark Gable
la veste en jeans
Montgomery Cliff
les parfums numérotés Chanel 




jeudi 28 avril 2011

Le moins est-il le plus?

Personne ne pourrait, je pense, me qualifier de minimaliste. A cette formule, je préfère celle de Vivienne Westwood quand elle dit "Achetez moins, choisissez plus".

En ce moment, je m’habille de moins en moins. Entendons-nous bien : je ne passe pas mon temps à me balader nu, j’en serais bien incapable. Il y a des gens qui sont nus avec un grand naturel que je leur envie, moi, je n’aime pas être découvert : je peine avec les maillots de bain et je n’apprécie les manches courtes que depuis assez peu de temps. (Prochaine étape : je serai à l’aise en débardeur ? ça se travaille ces choses-là !) Ce que j’entends par là, c’est qu’au lieu de m’habiller, de réfléchir vêtements, je me fagote sans y penser enfilant une sorte d’uniforme assez simple. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive ; je ne sais trop si c’est purement intérieur ou parce que je trouve la mode du jour assez peu à mon goût.

Auparavant, lors de ces crises, j’avais opté pour le noir, ce qu’il y a de plus facile en termes de vêtement contemporain : facile à trouver, facile à assortir, toujours dans le ton et raisonnablement flatteur. Cette fois, je simplifie surtout la forme et opte pour l’éternelle et indémodable solution du basic :

Un jeans Levi’s 501, le modèle simple par excellence, droit, indémodable et qui ne me va pas trop mal. Simple, encore qu’il faille choisir la couleur et les éventuelles déchirures. Je suis plutôt contre les déchirures et l’usure, choses dont je suis parfaitement capable de me charger moi-même., un jeans pouvant se garder longtemps à condition que la taille soit encore bonne dix ans après…

Des Converses. J’ai une passion ancienne pour la Converse qui m’a repris il y a peu. Seul souci, ma paire préférée est toujours la plus ancienne, celle qui est sur le point de craquer. En l’occurrence, il s’agit de mes Converses bleu marine, passablement déchirée. Je sais, c’est assez facile de les remplacer par les même sauf que ce ne sera pas exactement les mêmes, elles seront neuves sans cette patine qui me plait. Trop neuf, trop propre, trop fifties, c’est beaucoup trop premier degré pour moi. Régulièrement, Inès de la Fressange les loue dans les magazines (ou dans son livre la parisienne) et moi je dis que si on ne peut pas faire confiance à Inès, alors à qui ? (Joli article sur la Converse : Madame Figaro )



Un T-shirt. Mais alors, là, je trouve que les choses se complique parce que le bon T-shirt, c’est loin d’être évident à trouver puisqu’il faut bonne coupe, bonne longueur et bonne matière. Trop long, c’est moche : ça donne un long buste et de petites jambes, ce qui est quand même à peu près le contraire d’une jolie silhouette. (Avis perso : la jambe courtaude, ce n’est JAMAIS joli !) En plus, ça fait vite robe de nuit. Trop court, c’est absolument ridicule. L’effet brassière est des plus mal venus. Qu’on voit un peu de ventre (plat !) quand on fait le poirier, d’accord. Quand on attrape un dossier en hauteur au bureau, non, c’est pas possible. Le bon T-shirt, pour moi, est légèrement cintré parce que j’ai un semblant d’épaule, même pas grâce à Norbert, je suis né avec des épaule un peu carrées, sans être large du tout, qui font que je me passe bien d’épaulettes et qui donnent l’impression que j’ai une taille (Alors que, pas spécialement, non, pas comme je voudrais !) et que quand même à force de faire du sport et de me surveiller, je n’ai pas trop de ventre. Donc j’évite les t-shirts coupé tout droit parce que je dois caser mes épaules mais sans avoir envie d’une masse de tissus qui flotte autour du ventre et donne l’impression petit bidou de papy. A bannir absolument : Ralph Lauren qui augmente ses tailles à la taille mais pas aux épaules avec un résultat grossesse pas très joli. Oui, je sais, il faut dire que rien n’est plus beau qu’une femme enceinte pour être politiquement correct mais je ne connais pas une femme qui ne se vexe si on lui demande la date de son accouchement alors qu’elle n’est pas enceinte. Peut-être que je ne fréquente que des femmes susceptibles, mais ça m’étonnerait. La matière idéale : le coton un peu lourd qui tombe bien, parce que je déteste le jersey tout en finesse et transparence, et qui ne va pas trop bouger au lavage. Curieusement, pour pas cher, H&M offre un bon rapport qualité prix lorsqu’on passe régulièrement dans les rayons et qu’on a l’œil. J’aime bien l’encolure ronde basique, le V me met un peu mal à l’aise, question de pudeur : j’ai longtemps eu du mal avec les manches courtes. Mais sinon, pour ceux qui osent, le col V a tout bon. Je trouve ces derniers temps mon bonheur chez Aussiebum qui a tout bon coté coupe et matière et en prime des dessins assez sympas parce que je suis dans un état d’esprit un peu fantaisie en ce moment et que j’en ai marre de l’uni. Coté couleur, comme c’est près du visage, je pense à ce qui me flatte ET à ce que je trouve joli, donc beaucoup de bleu qui me donne bonne mine et j’oublie absolument le vert et le violet qui me font un vilain teint verdâtre ou rougeaud… Pas de noir non plus parce que c’est une couleur qui vieilli mal et que j’aime bien quand le temps a customisé mes vêtements. En outre, ce n’est pas ce qui me va le mieux, le bleu marine, beaucoup plus sage, est beaucoup plus aimable avec moi. Beaucoup porté, le noir donne pourtant un air fatigué dès qu’on est en petite forme, je trouve. Et dès qu’on a plus 20 ans, on montre déjà bien trop vite qu’on n’a pas dormi assez cette nuit, ou qu’on a bien besoin de vacances…
Et voila tout alors heureusement qu’il fait beau parce que je n’ai vraiment pas envie de me casser la tête en ce moment avec la météo. Le soleil n’a qu’à briller jusqu’en septembre, époque ou nous pourrons joyeusement courir dans les boutiques à la recherches des merveilles qui nous permettront d’affronter l’hiver. Ou juste d’un truc chaud à enfiler en hurlant "Je n’ai rien à me mettre ! Je déteste toute ma garde-robe !" En attendant, une besace Upla et un très bon parfum et puis c’est tout ! Mais bon, j’aurais bien besoin d’un maillot de bain, maintenant que j’y pense. Allez, je vous laisse parce que comme Elle Woods "I have some shopping to do !"

lundi 10 janvier 2011

Envies d'été. Déjà.

En expédition dans les boutiques, sans envie, sans désir comme c'était le cas depuis un bout de temps, temps de déceptions modeuses, en passant devant le corner aussiBum, une révélation se fit à moi. Oui, devant les maillots de bain et les sous-vêtement, l'Esprit de la Mode souffle ou il peut en l’occurrence pour moi c'était devant les création de la marque australienne qui monte, qui monte, avec ses dessous pour garçons bien fichus (aucune marque ne crée jamais vraiment pour les gens moches) revendiquant ses origine australiennes en misant plus sur le coté surfer, la mer bleu en arrière-plan des publicités et un coté fun, joyeusement coloré, complètement décomplexé plutôt que sur la mode ou l'élégance. D'après ma copine Régine qui vit là-bas, l'Australie n'est PAS le pays du chic absolu: voir ICI)

Alors que les boutiques alignent généralement du noir à longueur de portant entrecoupé de taches blanches et parfois d'une tache de couleur, Je me trouvais face à une explosion de coloris ou le noir et le blanc n'était que des nuances parmi d'autres. Et surtout, j'avais l'oeil tiré par le rouge et le bleu. J'avais bien lu un article qui nous annonçait le retour des couleurs vibrantes pour l'été mais qui parlait de vert, de violet et d'orange. Mais il se trouve que le vert me fait le teint ... vert, le violet me donne mauvaise mine et l'orange, disons juste que je déteste. Presqu'autant que je déteste le jaune. Donc, je me disais déjà que c'était reparti pour une saison bassement utilitaire en noir. Et puis finalement, non. grâce aux maillots de bain australien, je sens bien que je vais de nouveau m'amuser un peu. 


En rouge pour commencer parce que c'est LA couleur par excellence. (Cfr les ouvrages de Michel Pastoureau  aux édition Seuil) Ma couleur, celle qui me fait vibrer et me met de bonne humeur. La couleur qui éclabousse tout sur son passage: une petite touche et tout prend une autre dimension. il suffit d'une écharpe et d'un sac pour changer une silhouette, le rendre gaie, joyeuse. Et hop: je ressort mon foulard géant Agnès B et mon Speedy. Ok, tout le monde n'a pas un Vuitton Rouge vif dans son armoire, mais ça marche aussi bien avec un sac Adidas ou Fred Perry, la marque, on s'en fiche. 
Et puis, le bleu, bien sûr. Parce que le bleu, c'est facile, simple et joyeux; ça va avec tout, oui, même et surtout le noir; depuis que Yohji Yamamoto l'a fait il y a 20 ans, c'est chic. Marine et noir, on l'a dans l'oeil depuis des lustres avec l'association petit pull noir et blue jeans. Il y en a qui n'osent toujours pas, pourtant, ça va très bien. Mieux que le rouge et noir à mon avis, bien joli mais un peu fatigant avec ses connotations dramatiques. Le bleu, ça fait exotique, asiatique et forcément un peu marin, grand large que ce soit le bleu Saint- Tropez de Colette ou Sagan ou le bleu Balbec de Marcel Proust dont je relis souvent les passages relatifs à la mode dans les Jeunes Filles en Fleur ou Elstir explique l'élégance moderne d'Albertine et ses amies, qui semble inspirée des Yacht, des choses simples mais luxueuses de la mer. 


Forcément, aussi, il y aura le blanc. Et la toile, j'ai envie d'un été coloré mais nonchalant. Rien de précieux, de prétentieux, de bling, par pitié! Et donc, forcément aussi le marin. Toujours indispensable. Parce que Chanel l'a porté. Pablo Picasso aussi. Et que c'est sublime sur Ines de La Fressange (qui nous gratifie d'un livre à couverture rouge justement sur l'élégance toute simple comme elle sait faire: la Parisienne, Flamarion, 2010) et sa fille Nine dans les pages du Elle.





lundi 21 juin 2010

Dandysme en berne

Je ne sais trop ce qui se passe, mais en ce moment la mode ne m’intéresse plus alors qu’elle m’a parfois passionné. Bien sûr, je continue de guetter les expos, de dévorer les livres, mais cela concerne l’aspect historique. Ce qui se fait en défilés, ce qui se porte en rue, rien à faire, je ne peux plus, ça n’est plus pour moi.
C’est peut-être du au manque de lisibilité. Trop de micro-tendances aurait-il tué la tendance? 
J’aime toujours autant acheter des vêtements,  simplement, je choisi d’autres circuits et d’autres sources d’inspirations… Retour aux basics de l’anti-mode qui ont gagner une certaine noblesse aux contact de la réalité. 
Dans un cadre un peu néo-grunge, je fréquente désormais les stocks américains et les spécialistes du vêtements de travail avec comme modèle d’allure la rue coté ouvrier et sdf. Plus un petit passage chez H&M dans le même esprit "la beauté, c’est utilité" et j’avoue que c’est assez agréable de porter des vêtements et des chaussures auxquels il ne faut pas prêter attention: pratiques, solides,  sans réel souci de couleurs à marier etc. 
J’avoue que ce qui me fascine le plus, ce sont les chaussures de sécurité qui ont cette incomparable patine du vécu, telles qu’on les voit portées sur les chantiers.