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| Gloria Swanson |
Fracas de Piguet :
la tubéreuse de Germaine Cellier est sublime. Elle me fait toujours l’effet supra-séduisant
de la chieuse en satin lamé, nichons au balcon, manteau de léopard en option, qui tapote le piano de ses longs ongles laqués
pour signifier qu’elle en a un peu marre. J’adore mais je l’avoue, je ne me
sens pas de taille à le porter plus de deux heures. Mais Fracas tient facilement deux jours avec
sillage sur un manteau ou une écharpe. N’est pas Gloria Swanson qui veut !
Portrait of a Lady des
Editions Malle : un manoir néo-gothique humide (le patchouli) et une
robe de velours noir corsetée (la rose) m’expédie en plein préraphaélisme. C’est superbe, mais quelque part entre Aleister
Crowley et Siouxie, je ne parviens pas à trouver ma place. La Morticia Adams en
moi ne tient pas le choc. De façon étonnante, beaucoup me disent pourtant que
ce parfum m’irait bien…
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| Samuel Colt |
Azzaro pour Homme :
la sympathique fougère macho se veut tellement virile avec sa grosse moustache
et son torse velu qu’elle finit par sentir le char cuir de la gay pride. Ce n’est
même pas une question d’apprécier le parfum ou pas, il est tout simplement hors
de question que j’exhibe mes attributs poilus en portant des chaps et rien d’autre…
L’Heure Bleue de
Guerlain : Le parfum m’évoque Odette Swann et vraiment, il est parfait
à tout point de vue avec ses odeurs de maison bien tenue ou les fleurs sont
fraiche et les desserts excellent, son fond sensuel de femme qui a un passé
même si elle est devenue parfaitement respectable. Mais voilà, être une
parfaite maitresse de maison me désespère.
Aramis :
magnifique parfum de cuir épicé qui m’évoque toujours un peu un ceinturon de bûcheron canadien. L’image est
sexy, virile, séduisante si on aime ce genre, mais la simple annonce de
possibilité de neige au journal météo génère chez moi une angoisse
insurmontable, donc le trip bûcheron au Canada n’est pas pour moi…
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| Lady Diana |
K de Krizia : Maurice Roucel a mis tout ce que j’aime dans un parfum (ou presque) aldéhydes, notes animale, chypre, fleurs capiteuses. Sauf que c’est trop. Porter K me donne l’impression d’être Lady Diana se réveillant et découvrant qu’en fait elle n’a pas du tout envie d’être une princesse. Un peu écœurée et parfaitement désolée d’avoir voulu les mauvaises choses et de les avoir obtenues.
Mitsouko : le
chypre mythique de Guerlain m’a
toujours évoqué la chair nue. Même parée de très beau bijoux, cette peau nue n’est
pas pour moi alors que je n’ai aucun problème avec Femme de Rochas qui se ballade toute nue sous sa fourrure. Je ne
suis peut-être pas décent, juste frileux.
Iris Poudre aux Editions Malle : Aldéhydes et iris
avec effet poudré, j’aime beaucoup, mais
assez vite le poudré devient poudrier compact. Un parfum qui donne l’impression
d’être beaucoup trop maquillé ? Non merci !
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| Twiggy |
Petite Chérie d’Annick Goutal : poire et rose pour un effet jeune fille bien sous tous rapports, même si le fond est un peu peste, c’est parfait mais, j’ai beau ne rien avoir d’un bucheron, je ne suis pas pour autant une girly girl. Ce personnage n’est pas à mon répertoire, on oublie.
Love and Tears (by
Killian), Jasmin somptueux mais affublé du gros problème des parfums Killian :
somptuosité de nouveaux riches qui me fait toujours penser à ce couple que je
connais et qui se croit TOUJOURS obligé de mentionner la marque ou le prix.
Sentir cher est vulgaire quand on n’a pas grand-chose d’autre à proposer.