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mercredi 22 septembre 2010

Ladylike Attitude

Baronne Staffe, Usage du monde, Règle du savoir-vivre dans la société moderne, Texto, 2007

Paru originellement en 1891, ayant influencé la société de son époque en fixant les usages de la politesse, voila un livre dont on se demande s’il a encore un intérêt autre qu’historique. A le lire, on se prend d’une nostalgie pour ces usages dont certains sont bien révolus et on se dit que l’élégance est autre chose qu’une moue méprisante accompagnant un sac de créateur posé au creux du coude. A faire lire absolument aux nouveaux riches et aux aspirantes Ladies !

samedi 21 août 2010

L’amour chez Proust…

C’est quelque chose de maladif et de douloureux. Un « mauvais sort, comme dans les contes » une terrible maladie de la jalousie et de la possessivité. Mais le roman d’Albertine, celui d’Odette, restent à écrire. Parce que c’est un drame d’être aimé d’un jaloux et de l’aimer aussi et que je pense qu‘elles ont aimés aussi.  C’est facile de dire qu’elle sont frivoles, menteuses et trompeuses mais quels autres choix ont-elles pour échapper à cette sensation de contrôle absolu que l’autre prend sur leur vie sans même accorder une attention à leurs désirs, sans leur donner la moindre chance de s’épanouir? Après tout, Madame Swann, rassurée et moins aimée est devenue une bonne épouse…

Peut-être que je rationalise et que je leur trouve des excuses faciles à toutes deux. Je ne sais pas. J’hésite. Mais je me dis quand même qu’être face à ça en étant de surcroit femme dans une époque pareille…

Proust, Flaubert et la vie en société...

Il y a des choses qui doivent être justifiées sans arrêt.  Lire Proust en fait partie. Dans certains cercles, cela vaut peut-être un peu de considération, mais en général surtout auprès de gens qui ne l’ont pas lu, cela vaut brevet de snobisme et déclenche agressivité envers cet auteur qui « écrit pour faire long, qui est confus et interminable etc. » J’ai encore affronté ce genre de discours hier, Proust étant comparé à Flaubert qui écrit si bien, qui fait court, va au cœur du sujet et bla bla bla. Les deux étant présentés comme inconciliables. Il se trouve que bien que je sois victime de l’obsession proustienne, j’aime aussi Flaubert dont j’ai lu tous les grands romans et dont le dictionnaire des idées reçues m’a beaucoup fait rire.
Comparer les deux me semble injuste et inutile puisqu’ils ont chacun des buts si différents. J’aurais pu retourner l’argument en parlant de la platitude de Flaubert et de son manque d’ambition (narrer un fait divers sordide, c’est un chef d’œuvre?) face à la grandeur de Proust qui embrasse la quasi-totalité d’une expérience humaine et qui vise au système esthétique et philosophique total etc… mais franchement, cela m’aurait semblé aussi ridicule comme défense que ne l’était l’attaque. J’ai donc pris sur moi et simplement dit qu’on ne pouvais comparer  puisqu’il avaient des visées différente et que les deux n’étaient inconciliables.

Parfois, les gens m’ennuient profondément. 

lundi 26 juillet 2010

l'allure, la jalousie. certaines choses changent, d'autres pas....

En ce moment, l’allure, c’est plutôt échevelé en bleu de travail avec sillage de Numéro 5, en version Eau Première, légère et transparente pour l’été. Mais j’avoue que pour l’automne, je tromperais bien Chanel avec un Lauder ou l’autre… Mais en attendant, je reste vraiment fixé sur La Recherche. Affolant. À croire que je ne lirai rien d’autre. Maintenant relecture de Sodome. Après Combray et Autour de Mme Swann. Des interruptions, bien sûr, pour des polars parce que c’est plus facile sous le soleil, mais… je me demande si c’est maladif, si ça se soigne.

Après avoir compati avec Albertine, j’ai plains Odette. La jalousie de l’autre est terrible, elle pousse au crime, au vice et au mensonge. Cette surveillance, cette volonté de contrôle, c’est affreux. On sent que notre vie nous échappe, on étouffe. On se roulerait dans la fange avec le premier venu, juste pour désobéir et se prouver qu’on existe encore un peu, qu’on peu encore faire des choses par soi-même.