mercredi 6 octobre 2010

Je ne serai pas une belle de jour

Kenzoki, il fallait que je teste. La marque revendique un lien avec le Japon (ténu: le créateur est parti depuis longtemps, LVMH est propriétaire, c’est plus parisien que japonais tout ça !) et une philosophie qui me parle : se faire du bien en se faisant plaisir. Je suis d’accord un soin qui est agréable est plus efficace : ne serait-ce que parce qu’on l’applique celui-là au lieu de le laisser au fond du pot. J’ai testé plusieurs crèmes dont la Belle De Jour (nom qui aurait mieux convenu à Saint Laurent qui habillait Deneuve dans le film de Buñuel) qui dépasse les 100 € et se veut le produit luxe et efficacité de la ligne.

Confort, et plaisir garanti. Texture de rêve et odeur à tomber par terre dans la lignée de Flower par Kenzo : entre crème, lait et poudre. C’est doux, tout doux et rien que de le sentir, ça fait du bien. Et à part ça ?

Oui, de l’hydratation, un peu et un effet bonne mine immédiat puisqu’on masse un peu. Et puis c’est à peu près tout. Mon visage n’a pas été transcendé par l’effet promis du lotus pas de luminosité particulière, pas d’hydratation durable, pas de rajeunissement exceptionnel. Et pour ce prix-là, ce n’est pas bien difficile de trouver mieux.

Les mains, obsession récurrente

Depuis que j’ai dit à ma collègue que je trouvais que les mains pouvaient ruiner une allure, elle est devenue aussi obsédée que moi et passe son temps à regarder les mains des gens. Et c’est vrai qu’une main pas soignée, ça vous ruine un joli visage, une silhouette d’enfer ou le plus joli des looks. Depuis, elle à arrêté de se ronger les ongles.

Ça part peut-être d’un complexe: j’ai des mains d’ouvrier agricole, mais je compense en soignant mes mains avec une passion enrage. Il faut dire que je me fais une spécialité de les laver trèèèèèèès souvent, ce qui ne leur fait assurément pas de bien. Des mains pas jolies, mais soignées et douces, c’est déjà ça.Donc crème, crème, crème.

Mes préférées :
Le soin régénérant mains et ongles d’Orlane : pas trop gras mais juste assez riche pour faire la peau douce et confortable.il est censé prévenir les taches avec un complexe éclaircissant (auquel je ne crois pas forcément trop…) et surtout un indice UV 10. (et ça, j’y crois beaucoup plus) effectivement, utilisée régulièrement, elle fait la peau douce et lisse, avec en bonus des ongles moins cassants. Mais n’est-ce pas plus simplement, juste le massage de la matrice ? Ou la couche grasse dessus qui isole de l’humidité et évite les cassures ? Peu importe tant que ça fait effet. (D’après mon spécialiste, pour mes ongles super mous, il n’y a strictement rien à faire, si ce n’est les couper courts…) j’ai toujours le tube dans mon sac.

La crème ultra riche pour le corps au Karité de l’Occitane : LE soin généreux par excellence, épais, certes, qui laisse un film gras contrairement à ce que prétends l’Occitane, mais qui rattrape toutes les sécheresses et toute les rugosités. Le coté épais la rends un peu fastidieuse et c’est pratiquement impossible de prendre quelque chose en main après, n’empêche que c’est vraiment un de mes indispensables à mettre dans toutes les trousses de secours. Je m’en sers avant la vaisselle, en couche protectrice puisque je ne supporte pas les gants et le soir sur les mains et les pieds en guise de crème de nuit pour me réveiller avec des menottes et des petons de bébé !


Dietrich, grande spécialiste de la pause élégante des mains.
(et de la retouche, un complexe aussi!)


lundi 4 octobre 2010

Des envies de richesse...

La mode et la crise, plus une crise de conscience écologique, brassent les genres et les milieux. Racailles, grand chic bourgeois, arrogance nouvellement riche et délicatesse aristocratique se croisent et se rencontrent partout. Pourtant, il y a toujours une espèce d’aura fascinante qui entoure certaines personnes et on peut se dire que subitement, ça pue l’argent. En dépit de son nom, le bon marché parisien est un vrai lieu d’observation d’un certain chic aisé. Loin des aspirations fashion, boudeuse et méprisante à la façon d’une Victoria Beckham, j’avoue avoir un faible pour les anciennes fortunes, même déchues, qui sûre d’elles savent se montrer affables et souriantes. La politesse est une qualité, y compris pour les parfums. On est loin ici des jus à la mode et pour moi, ce sont les grands classiques aldéhydés qui sont les senteurs typiques de cet univers. J’avoue que c’est peut-être de là que vient une partie de ma fascination pour le N°5, la référence du cadre doré à l'or fin pour grande dame. Dans la même catégorie, je peux joindre Arpège de Lanvin, plus sombre, plus sensuel, Madame Rochas, plus lumineux et romantique, White Linen de Lauder, le plus savonneux de la bande, et le plus récent, mais très old school, First de Van Cleef et Arpels, le délicat, avec une fameuse présence quand même. Ils ont tous ce coté main de fer dans un gant de velours, un flirt avec la célébrité et un retour à l'ombre qui les éloigne de la plèbe. (Sauf le 5, bien sûr) Probablement ma prochaine collection. Les versions niches sont intéressantes, mais par définition moins classiques. Mais je testerai quand même prochainement Baghari de Robert Piguet  qui se situe dans ce créneau mixte: la réédition de niche.