Rien à faire, je dis que je veux moins, mais je recommence à accumuler et à remplir mes armoires de flacons divers tous plus dispensables les uns que les autres. La faute à eBay et aux vintages, à l'IFRA et à ses saletés de reformulations qui obligent à faire des stocks, la faute à moi, aussi, surtout, en définitive. Le drame, c'est qu'il y a des flacons que je n'ai même pas envie de terminer. J'aurais presque honte. (Si ! Si !) D'ailleurs, j'ai honte quand je pense que cette armoire peut en faire rêver certain(e)s alors qu'elle m'ennuie, m'encombre et m'embarrasse. D'autant que j'ai des envies nouvelles, bien sûr. Vous n'espériez quand même pas que… ?
Je dis ça, mais dans le même temps, j'ai une fenêtre ouverte sur eBay ou je guette le vintage et une autre fenêtre ouverte sur la boutique Goutal ou je prépare mon prochain passage à la boutique ou je prévois des craquages. (Je n'essaye même pas de prétendre qu'un seul flacon pourrait faire l'affaire)Pire, j'ai en réserve deux parfums encore jamais portés, deux flacons intouchés, pour lesquels j'attends la bonne occasion, le bon moment. J'avoue que je me demande quoi faire… De vrai soucis d'enfant gâté, mais heureusement, je m'en rends compte.
Passer en mode "no buy" n'est même pas envisageable, ça va me stresser, si! si!, et quand je stresse, je compense en faisant du shopping. Compenser le manque de shopping par une séance de shopping, je sais, on aura tout vu. Le seul truc qui me détende vraiment, c'est trier, classer, jeter. Oui, un psy pourrait en dire bien des choses... Du coup, j'ai une garde-robe organisée selon mes obsession du moment avec la zone "rouge", la zone "marin", etc. Et une armoire à parfum rangée par famille. Le rangement par marques étant la chose la plus imbécile du monde. Par créateurs, cela pouvait fonctionner aussi. Mais le matin, je fonctionne par "aujourd'hui, j'ai envie de: Aldéhydes, vert, chypre, fleurs blanches..." Et ça aide à voir ou je pourrais jeter. Par exemple, en ce moment, je me dis que la tubéreuse, dans le fond, je pourrais m'en passer. (Sauf que c'est bien utile quand on veut emmerder le monde.)
Dans le fond, je suis persuadé que je serais beaucoup plus heureux avec beaucoup moins à condition que la sélection soit parfaite. C'est peut-être ça le truc : arriver à une sélection parfaite. En fait, je sais plus ou moins ce que je pourrais y mettre qui soit beau, portable et adapté à toutes les circonstances, j'ai juste peur de m'ennuyer, de me retrouver figé dans un rôle. En fait « à condition que la collection soit parfaite », c'est la pire des excuses que je pouvais trouver. Basiquement, je pourrais aussi ne pas me parfumer. Certes. Il y a aussi moyen de ne pas lire, ne plus acheter de vêtement, boire de l'eau et puis c'est tout, et puis quoi encore ? Celui qui a osé penser ça, ça va pas bien dans sa tête !





